Autour du théâtre amateur : nos projets...
En marge des spectacles présentés dans le réseau des festivals nationaux de théâtre amateur, nous nous intéressons depuis plusieurs années aux potentialités du théâtre amateur :
Cet intérêt a consisté à initier, soutenir et/ou contribuer activement à des essais ou projets de recherche tant dans les Arts Plastiques qu'en Sociologie de la Culture. Nos liens étroits avec l'Ecole Normale Supérieure de Cachan ont constamment favorisé - et favorisent encore - ces rapprochements.
Diffusion
Culturelle et Théâtre Amateur :
Cet aspect de nos projets est actuellement en cours de mise en place, notamment par le biais d'études sociologiques. Notre point de vue trouve sa source dans l'observation que les cartes géographiques du théâtre amateur et du théâtre subventionné ne se recouvrent pas. Pour des raisons financières évidentes, le théâtre subventionné est loin de couvrir l'ensemble du territoire national, et le théâtre amateur est trop peu fédéré autour de cette préoccupation pour offrir une réelle alternative.
Les liens entre le théâtre amateur et le théâtre professionnel ont souvent été examinés sous l'angle "génétique", l'un pouvant constituer parfois l'antichambre de l'autre. A l'inverse, c'est parfois dans le théâtre professionnel que certains parviennent à trouver le réservoir de formateurs dont a besoin le théâtre amateur. Ces actions ne sont qu'occasionnellement soutenues, parce que - même si elles sont identifiées - elles relèvent plus du cas par cas que de réelles tendances de fond. Le soutien des activités amateurs est le plus souvent un problème pour les élus, car le terrain est concurrentiel (sauf peut-être dans les cas où certains élus trouvent là l'occasion de disposer d'une animation culturelle à peu de frais...). Ce débat se nourrit abondamment de considérations imprécises sur la qualité de l'un et l'autre théâtre. Certes les conclusions sont à nuancer çà et là, mais de l'essentiel des études que nous menons, transparaît avant tout un lien simple : le mépris.
Le théâtre amateur, tant régional que national, produit des spectacles de toutes natures, reflétant des implications et des motivations très diverses.
Ce théâtre amateur est tout d'abord en mal de reconnaissance par la Cité, tant l'image globale qu'il véhicule s'apparente - pour les "décideurs" de l'action culturelle, et pour faire court - davantage à la psychothérapie de groupe qu'à la création artistique. Pourtant, les expériences réussies en matière de création théâtrale et de diffusion culturelle à Narbonne, Lunéville, Lizy-sur-Ourcq ou encore Ferrières-sur-Sichon (liste non exhaustive) montrent la pertinence d'un intérêt pour le théâtre amateur non seulement au titre d'un loisir, mais aussi au titre d'un geste de diffusion culturelle dans la Cité. Quoi qu'on en pense, les cartes géographiques du théâtre amateur et du théâtre professionnel subventionné ne se recouvrent pas. Notamment pour des raisons financières, le théâtre subventionné est loin de couvrir aujourd'hui l'ensemble du territoire national, et le théâtre amateur n'est que trop peu fédéré, de façon systématique, autour de cette préoccupation pour offrir une réelle alternative.
Diffuser du théâtre amateur à l'échelle régionale, c'est ensuite être amené à se poser la question de la place qu'il peut, doit ou ne dois pas occuper par rapport au théâtre professionnel. Voilà deux ans que nous avons initié des études sociologiques sur les concurrences, réelles ou apparentes, du théâtre amateur envers le théâtre professionnel. Ces études ont été réalisées en collaboration avec le Département de Sciences Sociales de l'Ecole Normale Supérieure de Cachan et l'Université Paris X - Nanterre. Les premiers bilans que nous dressons montrent qu'une concurrence "de fait" existe déjà : le plus souvent sous couvert de gestes voulus au niveau ministériel, divers organismes publics subventionnent les activités du théâtre amateur. Force est de constater que là où le théâtre amateur est subventionné :
C'est donc moins sur le terrain des "zones de chasse" que sur celui du lien avec l'institution que la concurrence sociale existe de façon indiscutable. C'est un premier paradoxe qui va à l'encontre des idées reçues. Sur le fond, notre projet tend certes à "mercantiliser" le théâtre amateur (c'est-à-dire à concevoir le besoin de diffusion non satisfait comme une demande, et le théâtre amateur comme une offre), mais il en même temps une proposition pour dégager plus clairement les rôles et vertus, droits et devoirs du théâtre amateur et du théâtre professionnel sur le terrain social.
C'est sur ces bases qu'a été créée l'association "Scènes en Ile-de-France". Pour concrétiser ces réflexions, " Scènes en Ile-de-France " a organisé, du 8 au 12 juin 2000, la première édition d'un festival de théâtre amateur portant son nom, le SCENIF.
En marge du présent appel aux troupes amateurs volontaires, cette association entre en relation avec divers acteurs de la diffusion culturelle locale, tels les municipalités, les fédérations de MJC, les Instituts de formation des animateurs socio-culturels…etc. Un des avantages de cette vision des choses est qu'elle ne considère les différents spectacles présentés par les amateurs que sous l'angle de leur contribution à la diffusion culturelle. Point d'ostracisme pro- ou anti-classique, pro- ou anti-impro : on peut a priori avoir besoin de tout le monde. Il faudra donc examiner avec soin les types de Prix décernés dans tel ou tel festival, en fonction de cet aspect des choses. Il est courant d'exiger du théâtre amateur qu'il ne s'intéresse qu'à la création. La plaidoirie est noble, mais ne peut pas se restreindre à celle des auteurs. Qu'on le veuille ou non, il est parfois plus simple de parler de diffusion culturelle avec Molière qu'avec Brecht, sauf dans les endroits où l'événement culturel existe déjà. Dans "théâtre amateur", le côté amateur - humain - est un potentiel à ne pas manquer.
Elle a reçu le soutien de l'Ecole Normale Supérieure de Cachan, de la Municipalité de Cachan, de l'Académie des Auteurs Dramatiques Contemporains, de la Collectivité Théâtrale d'Ile-de-France (CTIF), de l'Union Régionale Ile-de-France de la Fédération Nationale des Compagnie de Théâtre et d'Animation (FNCTA-IdF), du Festival National de Théâtre Amateur (FESTHEA), de l'Institut National de la Jeunesse et d'Education Populaire (INJEP) et de la délégation d'Ile-de-France de la Confédération des MJC de France. Cette action souhaite s'inscrire dans les propositions récentes du Ministère de la Culture, et enrichir les activités fourmillantes du théâtre amateur d'Ile-de-France d'une vue plus large lui permettant de réfléchir sur son avenir et d'afficher clairement sa place dans la Cité.
Vos courriers et remarques, ou encore votre point de vue en direct sur notre forum, sur ce projet sont les bienvenus...
Actions humanitaires :
Ces actions sont menées à des fins de récolte de fonds. Elles tirent donc parti aussi du caractère amateur de nos activités.